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La mécatronique en 2008 : le temps de la maturité, de la professionnalisation, des réalisations concrètes.
Une chose est sûre, on n'échappera pas à la mécatronique, que le mot soit ou non prononcé. Mettre de l'électronique, des automatismes et des logiciels dans la mécanique s'impose comme une évidence. Tout devient trop cher à fabriquer, à exploiter, à maintenir, voire à démanteler. Pour faire des économies, il faut penser global, remplacer des fonctions chères ou mal assurées par des systèmes asservis, surveiller les bons paramètres, utiliser les phénomènes physiques naturels…
Cela oblige à investir davantage dans la conception et à faire réellement appel au travail collaboratif, mais par la suite, on est sûr d'économiser de l'énergie, d'éviter les pannes dues à l'usure ou aux fuites, de réduire les frais de maintenance et d'éviter des réglages.
La mécatronique, qui était un concept difficile à appréhender, est aujourd'hui mieux acceptée et le terme encore incongru il y a quelques années est largement utilisé non seulement dans les documents marketing, mais aussi dans les services techniques et même dans les directions générales. Il y a une réelle reconnaissance de l'intérêt de cette approche. L'enjeu apparaît plus nettement, à tel point que certains n'hésitent pas à réorienter carrément leur stratégie pour aller dans cette voie.
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensaient à l'origine, il n'existe pas de produit, de sous-ensemble, de composant, ni même de pièce basique qui ne soit touché. Il y a peu de problèmes de qualité, d'ergonomie, de maintenance, de fiabilité et même de durée de vie qui ne trouve une solution compétitive grâce à la mécatronique. Il ne faut donc pas hésiter à en parler et à rencontrer les bons interlocuteurs, avant que la concurrence ne s'y intéresse et ne s'empare du marché.
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